Apprendre à relativiser

Relativiser. C’est un mot qui, il y a encore quelques mois, m’était plutôt inconnu. Au-delà d’un mot, c’est un véritable concept qui ne faisait pas partie de mes habitudes de vie. Car le stress je le connais bien. Ça fait 23 ans qu’on cohabite tous les deux. Je suis une angoissée, stressée en permanence. Je ne l’explique pas, c’est mon tempérament. Je m’angoisse pour tout mais surtout pour rien. Je suis tellement stressée au quotidien qu’au final, je ne le ressens même plus, ce stress. C’est quand je ne le suis pas que j’ai l’impression d’être inactive et épuisée. Comme raplapla. Je dis que je n’explique pas ce tempérament stressé, mais en réalité j’ai appris à le comprendre. Je suis quelqu’un qui prend les choses extrêmement à cœur. Quand je m’implique dans quelque chose, je ne fais pas dans la demi-mesure. Je veux toujours être parfaite et je me mets la pression, pour tout, tout le temps. Et puis j’ai déménagé à Paris. Et étonnement, j’ai appris malgré moi à relativiser, à prendre du recul par rapport à certaines choses. Petit à petit, je me suis sentie beaucoup mieux, comme si j’avais un poids en moins sur l’estomac.

L’élément déclencheur

Comme je le disais, l’élément déclencheur a été mon déménagement à Paris. Plus exactement, les transports en commun parisiens. Aussi étrange que cela puisse paraître, le fait d’arriver continuellement en retard à cause des problèmes sur les voies, des trains supprimés chaque matin, des colis suspects et compagnie, m’a fait réaliser à quel point ce n’était pas grave. A Nancy quand un bus ne passait pas je m’énervais, ça allait me mettre en retard, j’allais avoir des problèmes. Mais quels problèmes ? Une réflexion désagréable ? A Paris quand on vous donne rendez-vous à 9h, ça veut dire entre 9h et 9h30. On connaît la pénibilité des transports de la région. Et même si j’aime être à l’heure et que c’est particulièrement ennuyant d’attendre 30 min sur le quai de la gare pour aller travailler chaque matin, je ne suis même plus surprise. Aujourd’hui, c’est quand il n’y a aucun problème sur ma ligne que je le suis ! Alors j’attends chaque matin en sachant que je vais arriver (encore) en retard. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas grave. Je resterais un peu plus longtemps le soir pour terminer mes dossiers. Pourquoi stresser chaque matin alors qu’au fond, je n’y peux malheureusement pas grand-chose. C’est ainsi que progressivement, je me suis aperçue que le poids que je portais en moi avait diminué. Et que du coup, je dormais même mieux.

Pourquoi est-il important de savoir relativiser ?

Relativiser les événements permet de prendre du recul et donc de ne pas se laisser submerger par ses émotions. Si vous avez tendance à être impulsif, apprendre à relativiser peut être une bonne idée. En effet, le stress, l’angoisse, la colère et toutes les émotions négatives qui nous animent nous empêchent d’avancer. Pour évoluer, il faut se focaliser sur les émotions positives qui nous poussent en avant. En relativisant on fait le tri entre ce qui est vraiment important de ce qui l’est moins. On se sent moins submergé et donc mieux dans notre corps et dans notre tête.

Souffler, respirer, dédramatiser : le trio gagnant pour relativiser

Dans une société où on est jugé en permanence, où on veut toujours être bien vu par tout le monde, relativiser n’est pas toujours évident. On ne veut pas froisser, on essaye de se faire bien voir, de « rentrer dans le moule », alors qu’en relativisant on apprend aussi à avoir confiance en soi et à se moquer du regard des autres, à vivre pour soi. Enfin et surtout, relativiser ça commence par être capable de se dire « ce n’est pas grave ».

Personnellement, quand je sens le stress monter, je souffle un bon coup et je me dis « la vie est courte, ce problème n’en est pas un, ce n’est vraiment pas grave ». Et de m’entendre le dire, j’arrive à m’en convaincre (au moins un peu). Quand je sens que je suis submergée par mes émotions ou par les événements, j’essaie de mettre mon cerveau en pause. Pourquoi je stresse ? J’ai 10 dossiers à rendre avant la fin de la journée au travail ? Lesquels sont les plus urgents ? Lesquels prennent plus de temps ? Je garde mon calme, je fais le tri dans mes pensées et je me sens rapidement beaucoup mieux. « Ok, je peux le faire ». Et si le soir je n’ai pas terminé à temps, je reste un peu pour finir si c’est possible ou je souffle et dis que je terminerai le lendemain matin. Après tout, je me suis organisée et j’ai fait ce qui était urgent en premier. Le reste peut surement attendre 12 heures.

Pour apprendre à relativiser, je me concentre sur les choses positives autour de moi. Je suis en bonne santé, j’ai un appartement lumineux, je suis contente de mon dernier craquage shopping, etc. Même les choses les plus insignifiantes mais qui vous rendent ou vous ont rendu heureux à un moment sont importantes. Car après tout, c’est grâce aux mauvais moments qu’on apprend à apprécier les meilleurs.

Et vous, plutôt du genre à vous angoisser ou vous relativisez ?

apprendre à relativiser

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6 Commentaires

  1. 29 novembre 2017 / 20:33

    Très bien écrit ton article mon chat ♥️ c’est vrai que c’est super important… Et c’est une clé pour être bien !
    J’aime beaucoup quand tu parles des petites choses qui rendent heureux aussi ! Celle-ci comptent tellement et justement aident à relativiser une journée stressante, merdique vs en fait une bonne journée finalement ! Tout est question de… Relativiser !
    Des gros bisous
    Plume d’Auré
    http://www.plumedaure.com

    • 3 décembre 2017 / 20:47

      Je savais que les petites choses qui rendent heureux ça te plairait
      Gros bisous ma belle ♥️

  2. 30 novembre 2017 / 13:27

    Je dois avouer que je suis plutôt du genre angoissée ^^ mais avec mon voyage à l’autre bout du monde durant 5 mois ça m’a fait du bien, et j’arrive mieux à relativiser !
    Super article en tout cas, très sympa à lire 🙂

    Bisous,
    Marine

    • 3 décembre 2017 / 20:47

      Merci à toi 🙂
      Effectivement parfois il faut littéralement prendre du recul sur notre quotidien pour mieux en prendre dans la vie de tous les jours

  3. 7 décembre 2017 / 15:01

    J’étais plutôt comme ça, peut-être pas autant mais je stresse pas mal aussi. Plutôt par phases, en fait. Et ça se traduit par une énergie dingue compensée après-coup par une fatigue toute aussi dingue, et par des insomnies. Heureusement, j’ai appris à dompter en partie ce problème et également à relativiser, comme tu l’expliques si bien, du coup il n’y a plus que les grands événements qui me stressent. Pour le reste, je me dis qu’il y aura toujours une solution ou un plan B, pas forcément pire que le plan A, et qu’au fond, je donne bien trop d’importance à des détails pour que ça vaille la peine de me faire souffrir avec 🙂

  4. Manon
    9 décembre 2017 / 12:23

    Coucou ma belle,
    Cet article était fait pour moi hihi ! Il m’a fait un bien fou, juste de le lire je suis moins angoissée d’un coup Je suis quelqu’un, tout comme toi, de continuellement stressée toute la journée même quand je dors, unau cette boule à l’estomac C’est affreux ! C’est important d’apprendre à relativiser même pour notre santé mais c’est Très difficile… merci pour cet article merveilleux

    Plein de bisous,

    Manon http://www.shadybird.fr

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