Le jour du dépassement

Aujourd’hui nous sommes le jour du dépassement. C’est-à-dire, le jour où nous, humains, avons consommé l’intégralité des ressources que la terre peut renouveler en un an. En somme, à partir d’aujourd’hui, nous vivons à crédit jusqu’au 31 décembre auprès de notre chère planète. En 1997, ce jour du dépassement survenait fin septembre. L’année dernière, c’était le 3 août, soit un jour plus tard. Chaque année la date continue inexorablement de reculer. La question est, que se passera t-il lorsque nous aurons épuisé intégralement nos ressources ?

Comment est calculé ce jour ?

Le GNF (Global Footprint Network) estime qu’il nous faut aujourd’hui 1,7 planètes pour subvenir à nos besoins. Il s’appuie pour cela sur de nombreuses données recueillies au sein des différents pays. Notamment, la quantité de poissons pêchés, de bois consommés, d’eau consommés, les chiffres concernant l’élevage et les gaz à effet de serre. On calcule ainsi la biocapacité, c’est-à-dire ce qu’offre la nature, et l’empreinte écologique, qui correspond à la demande humaine. Lorsque l’empreinte écologique est supérieure à la biocapacité, c’est que nous vivons au dessus de ce que la terre peut nous offrir.

Par exemple, si l’homme pèche trop, il empêche à des espèces de se reproduire en nombre suffisant pour faire face aux pèches de l’année suivante.

Le WWF expliquait ainsi que le jour du dépassement arrivant le 2 août, cela « signifie qu’en huit mois, nous aurons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous aurons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre ne pouvait produire sur cette même période ».

Si cette méthode de calcul est contestée par certain scientifique, elle n’en reste pas moins un indicateur efficace concernant notre mode de vie. Et je dirais même, un sacré électrochoc.

Alors on fait quoi ?

Il faut savoir qu’avant 1970 la biocapacité était supérieure à l’empreinte écologique. Cela fait donc moins de 50 ans que nous vivons à crédit auprès de notre planète. La croissance démographique exponentielle de la terre est une raison à cette accélération. Mais alors on fait quoi ? On arrête de procréer ? Non. On peut déjà agir au quotidien, en mangeant des légumes de saison, en réduisant notre consommation de viande, en privilégiant la marche à pied, les transports en commun ou le vélo plutôt que la voiture. En fait, l’émission des gaz à effet de serre constituent 60% de notre empreinte écologique. En réduisant l’émission de CO2, on retarde donc le jour du dépassement.

En somme, rien n’est encore perdu. Il faut juste en être conscient et réagir chacun comme on peut, à notre échelle pour ré-équilibrer la balance. ♡

*les photos au sein de cet article n’ont pas été prises par moi, mais proviennent d’une banque d’image libre de droits. 

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5 Commentaires

  1. 2 août 2017 / 09:24

    Un bel article ma belle… mais qui révèle une bien moins belle réalité…
    Merci pour cette piqûre de rappel!
    A nous de faire la différence, chacun à notre niveau !
    Des bisous
    Plume d’Auré
    http://www.plumedaure.com

  2. 2 août 2017 / 10:17

    Un bel article, si bien écrit. Malheureusement la réalité l’est moins, il est grand temps que les gens se réveillent, réfléchir à son mode de vie/ de consommation est tellement bénéfique.

  3. emmaxgranger
    2 août 2017 / 10:54

    Très joli article qui révèle une réalité si triste ..

    Des bisous

  4. 3 août 2017 / 12:48

    C’est vraiment super de parler de ce sujet car c’est encore trop peu connu. Plus les gens seront informés, mieux ce sera ! Très bon article 🙂

  5. 1 septembre 2017 / 12:25

    Je suis convaincue que ce sont les petits gestes de chacun qui amélioreront notre situation environnementale, bien avant (ou de manière bien plus forte et rapide) que les décisions gouvernementales que beaucoup attendent pour s’y mettre 😉

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