S’affranchir de ses croyances limitantes

S’affranchir de ses croyances limitantes

Parfois on peut ressentir une insatisfaction sans savoir véritablement pourquoi, on peut avoir le sentiment qu’on stagne dans notre vie ou avoir des pensées contradictoires en se disant qu’on aimerait faire quelque chose et la seconde d’après que ce n’est pas possible. Ces questionnements et ces insatisfactions nous empêchent d’avancer et d’évoluer. Leur origine peut varier, ça peut être une histoire de valeurs, comme nous l’avons vu dans un précédent podcast, mais ça peut aussi être dû à ce qu’on appelle les croyances limitantes.

Vous pouvez découvrir la version audio de cet article en bas de la page 😉

Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?

Une croyance limitante est une pensée qu’on ne remet plus en question. Ce sont les convictions que nous avons sur la vie et sur nous-même. Elles se forment pour la plupart pendant notre enfance en fonction de notre éducation et de ce qu’on a vécu, de ce qu’on a lu, de ce qu’on a entendu. En grandissant, on se construit autour de ces croyances. On peut également s’en créer d’autres en étant adulte, de part la société, notre entourage, nos expériences de vie.

Les croyances sont fondées sur notre interprétation de la réalité. Certaines croyances sont bonnes pour nous, car elles vont nous pousser vers l’avant, elles vont être sécurisantes et d’autres nous empêchent de sortir du cadre que l’on s’est fixé, ce sont les croyances limitantes.

« On ne peut pas gagner sa vie en étant artiste. », « Je suis trop vieille pour me reconvertir professionnellement. », « Pour qu’on m’aime il faut que je sois gentille et serviable. », « Les hommes sont tous infidèles. », « Les femmes ne se soutiennent pas entre elles. », « La vie est injuste. », « Je ne peux pas faire ceci ou cela car… »  Tous ces exemples, sont des croyances limitantes. Ce sont des généralisations qui peuvent sembler anodines mais ces pensées ne sont pas la réalité, ce ne sont pas des pensées universelles, parce que certaines personnes vivent très bien de leur art, d’autres vont se reconvertir à 50 ans et être fondamentalement heureux. La différence entre une croyance et la réalité c’est justement le jugement que l’on y porte. La réalité est factuelle. Le problème des croyances, c’est qu’elles nous enferment dans un cadre pré-définit dont il est très difficile de sortir. En effet, pour le cerveau, les croyances sont rassurantes, c’est plus simple pour lui d’interpréter tout ce qu’on vit dans le sens de nos croyances. On interprète donc le monde en fonction de nos croyances et on agit dans leur sens. Ces croyances deviennent le cadre de ce qui est bien ou non pour nous et de ce fait notre champs des possibles. Mais ces croyances limitantes influent également sur notre personnalité ! Par exemple, si petit on nous a répété qu’on était timide, on va naturellement développer un comportement réservé et peut être même développer des appréhensions à l’idée de prendre la parole en public. On s’est créé la croyance qu’on était timide et de ce fait, tout ce qu’on va vivre va venir confirmer cette croyance, c’est ce qu’on appelle le biais de confirmation de notre cerveau. 

Changer de filtre 

Les croyances limitantes peuvent à fortiori devenir ce que Robert King Merton appelait des « prophéties auto-réalisatrices ». Comme nous agissons dans le sens de nos croyances, nous les poussons à devenir réelles dans notre esprit. On oeuvre dans chacune de nos pensées, chacune de nos actions à la confirmation du réel à notre propre croyance. 

Les croyances peuvent être comparées à des filtres, des filtres de perception sur notre vision, qui nous empêchent de voir les choses, les évènements, en dehors. Quelque chose est validé par notre esprit car on trie l’information d’une certaine façon, on relie l’information en fonction de nos expériences vécues, de nos croyances et on la valide en se disant mentalement qu’on a raison, ce qui vient confirmer cette croyance. La question est alors de se demander ce qu’il y a en dehors  de ce filtre ? Est-ce qu’on voit vraiment les choses telles qu’elles sont ou est-ce seulement une perception de ce que notre cerveau nous dit de voir ? Ce n’est pas parce qu’on pense qu’on n’est pas capable de faire quelque chose que c’est la vérité mais à force de se répéter qu’on n’en est pas capable, on ne va jamais essayer ou quand on essaiera on se sera tellement convaincu de notre échec que c’est ce qu’il se produira. En choisissant de savoir que notre vision des choses, de la société et de nous-même est déformée par ces filtres/croyances, on peut commencer à vouloir en changer. Enfin, la dernière question qu’il faut se poser est « de quels filtres je peux m’affranchir pour me sentir mieux dans ma vie ? » 

Comment s’affranchir de nos croyances limitantes ?

Pour s’affranchir de nos croyances limitantes il convient dans un premier temps de les identifier, c’est-à-dire de lister toutes les choses que l’on croit sur nous-même, sur la vie, sur les gens, sur la société. Il s’agit de faire un exercice d’introspection, d’étudier nos pensées, nos propos à travers un cahier de flot de pensées par exemple et de mettre en exergue toutes les pensées qui nous paralysent, qui jugent et qui nous empêchent d’agir.

En Programmation Neuro-Linguistique, John Grinder et Richard Bandler ont distingué dans leur approche 3 types de croyances limitantes :

  • les croyances liées au désespoir, qui se traduisent par le fait qu’on est convaincu qu’on ne pourra pas atteindre un objectif,
  • les croyances liées à l’impuissance, qui correspondent au fait qu’on pense ne pas être capable de faire quelque chose,
  • les croyances liées à la dévalorisation, avec lesquelles on pense ne pas être légitime pour accomplir ce qu’on aimerait.

Une fois qu’on a pris un papier et un crayon et qu’on a mis en évidence nos croyances limitantes,  ce qui constitue déjà 70% du travail, il convient de se demander si cette croyance nous convient, si elle nous est utile ? Si la réponse est oui, tant mieux, vous pouvez garder vos croyances si elles vous plaisent. Si à contrario si la réponse est non, que vos croyances ou que quelques unes de vos croyances ne vous conviennent pas, il faut alors les déconstruire, ce qui n’est pas chose aisée car comme nous l’avons vu précédemment, notre cerveau aime les croyances, ça le rassure donc il va tout faire pour s’y rattacher.

Pour invalider une croyance il faut se dire qu’une croyance est juste ce qu’elle est, c’est-à-dire une croyance. Ce n’est pas la vérité. Il faut se prouver que la croyance n’est pas toujours vraie en associant à chaque situation dans laquelle on pense que la croyance se valide, un contre-exemple où la croyance ne s’applique pas. Ainsi, si elle ne peut s’appliquer à chaque situation, elle n’est pas vraie.

Enfin, il faut reformuler nos croyances en les nuançant pour qu’elles soient moins radicales. Vous pouvez aussi vous créer de nouvelles croyances, plus bienveillantes et aidantes. Par exemple, si vous aimeriez vous lancer à votre compte, mais que vous n’osez pas car vous vous dites que financièrement ça va être difficile, que vous n’avez pas les compétences pour le faire ou toute autre raison, vous pouvez choisir de croire en l’inverse et qu’il est possible pour vous de créer votre entreprise, que vous en êtes capable et que quoiqu’il arrive ça vous aura enrichi. Quand une pensée survient, au quotidien, vous pouvez choisir d’alimenter une croyance limitante ou une croyance aidante.

 

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